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La tradition familiale
Anne-Robert-Jacques Turgot  

La tradition transmise jusqu'au début du 20ème siècle, dans la famille Delafontenelle, rapportait que celle-ci descendait des Turgot, et qu'elle avait eu pour "cousin" le ministre des finances de Louis XVI, Anne-Robert-Jacques Turgot. Personne ne pouvant expliquer cette alliance qui liait les deux familles, Elise Delafontenelle épouse de Charles Amand entreprit en 1920, des investigations sur l'authenticité de la légende.

 

Auguste Surville apporta la réponse dans "Les Seigneurs des Tourailles - Généalogie des Turgot". L'historien bocain a écrit: "Georges Turgot, seigneur des Tourailles, fut curé de cette paroisse et devint grand vicaire de Saint-Florent, près de Saumur". Puis il dévoila ce que les généalogistes avaient dissimulés: "Ayant eu d'une fille ou femme Bodé, des Tourailles, deux enfants naturels, Jean et Jacques Bodé, il obtint pour eux, au mois de septembre 1576, des lettres de légitimation; mais Louis, son frère, auquel devait revenir après lui le fief des Tourailles, s'opposa à l'exécution de ces lettres. Bref les deux bâtards durent se contenter du nom de La Fontenelle, qui leur fut attribué. Deux de leurs descendants, Nicolas de La Fontenelle, oncle et neveu, furent successivement curés d'Echalou. Le premier mourut le 15 février 1654, âgé de 76 ans, après avoir été curé de la paroisse pendant 57 ans; le second mourut du flux du sang, le 5 novembre 1676, à l'âge de 60 ans".

A. Surville avait entreprit cette généalogie pour répondre aux instances d'un archéologue, qui lui avait exposé: "Ce serait une bien curieuse monographie à entreprendre que celle de cette interminable famille des Turgot, qu'on trouve partout au XVllème siècle, touchant à tout, montante, envahissante, et aujourd'hui si effacée. [...] Après les jours d'éclat sont venus les jours obscurs, cent ans bannière, cent ans civière ! Mais la seule chose qui ait permis jamais de tenter la séparation de notre race en fils de conquérants d'une part, et en fils de vaincus de l'autre, c'est la passion impie et menteuse de certains théoriciens de jadis.

Une généalogie exacte, sincère d'une famille quelconque serait une grande œuvre. Le grand seigneur et le plus pauvre paysan y figureraient certainement à moins de degrés qu'on ne croit. Mais la difficulté est que, si les générations éclatantes sont faciles à retrouver, la trace des humbles est bien plus difficile à suivre. Cependant travaillons-y courageusement, et n'écoutons pas ceux qui aiment mieux envier que voir la grande vérité de 1'union des races".

Jean Turgot, sieur de la Fontenelle, l'aîné des bâtards, obtint en octobre 1594, des lettres de commutation du nom Turgot en celui de: de la Fontenelle. Deux de ses arrières petits-fils sont les ancêtres d'une importante postérité. Le premier, Nicolas de la Fontenelle, sieur de Grand Pré, chirurgien (1657-1729), eut une descendance catholique aux Tourailles et à Sainte-Honorine-la-Guillaume qui s'est éteinte au début du 20ème siècle. Le second, Nicolas de la Fontenelle, sieur de la Vallée, marchand et collecteur de la taille (1671-1741) eut une descendante protestante à Fresnes qui est encore représentée.

C'est toute leur descendance que je me suis efforcé de retrouver.

Mise à jour le 14 mars 2002

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